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Société d'aide au développement des collectivitrés (SADC) Vallée-de-l'Or

Les technologies de l’information et de la communication : un outil de développement des régions

Les SADC ont initié plusieurs expériences innovatrices avec les technologies de l’information et de la communication (TIC) en milieu rural. Entre autres, elles ont implanté des centres d’accès communautaire à Internet (CACI) et elles font la promotion des TIC dans leur milieu. Nous vous présentons ici le travail en TIC de deux d’entre elle, soit les SADC de la Vallée-de-l’Or et du Kamouraska.
La fracture numérique : milieu urbain versus milieu rural

Le contexte technologique en milieu rural au Québec se différencie de celui en milieu urbain. En milieu rural, tous ne bénéficient pas des mêmes services qu’il s’agisse de téléphonie, de câblodistribution ou d’accès à Internet. Par exemple, les gens ont accès à Internet à haute vitesse seulement dans certaines municipalités. Ainsi, à La Pocatière, la population y a accès, mais les petites municipalités environnantes jusqu’à Rivière-du-Loup ne sont pas desservies. On retrouve une situation similaire pour la téléphonie sans fil. D’une municipalité à l’autre, il devient impossible de recevoir des appels parce que les fournisseurs ne desservent pas toutes les localités d’une même région.

L’implantation et la promotion de centres d’accès communautaire à Internet en milieu rural : l’expérience de deux SADC

...À la SADC du Kamouraska

Vers 1997, dans les municipalités rurales du territoire de la SADC du Kamouraska, la population avait peu accès à Internet et à de l’équipement informatique. Le Programme d’accès communautaire d’Industrie Canada a contribué à améliorer la situation et on retrouve aujourd’hui onze centres d’accès communautaire à Internet (CACI) sur le territoire. Les espaces accessibles au public des petites municipalités étant rares, on a privilégié l’implantation de CACI dans les écoles. Un partenariat intéressant a alors pris forme entre les CACI et les commissions scolaires. Les écoles offrent leurs locaux aux CACI et défraient la connexion Internet. En échange, les élèves utilisent les ordinateurs durant le jour. Ceux-ci demeurent disponibles à toute la communauté le soir.

La SADC a dû faire un travail de sensibilisation et de démystification auprès des gens parce qu’ils utilisaient peu l’informatique et Internet. La population s’est tout de même lancée de plain-pied dans cette aventure. Les gens réalisaient les avantages de ce projet, entre autres, pour les enfants, qui travaillaient, en 1998, sur des ordinateurs vieillots à l’école.

La présence de CACI dans la région a stimulé la curiosité de la population face aux possibilités offertes par les TIC. Par exemple, des agriculteurs se sont rassemblés pour demander une formation sur un logiciel de gestion agricole dont ils avaient entendu parler.

...À la SADC de la Vallée-de-l’Or

La SADC de la Vallée-de-l’Or a travaillé à mettre en réseau les CACI de son territoire. Elle les a aussi appuyé dans leur projet visant à augmenter la visibilité des centres. On en retrouve six : deux installés dans des écoles et quatre dans les bibliothèques municipales. Avec l’appui de la SADC, les représentants des six CACI ont ainsi formé un comité afin d’unir leurs forces. Ils ont ainsi pu se concerter et travailler ensemble au développement de ces petits centres informatiques ruraux. Ils se sont notamment dotés d’un fonds commun pour mener à bien leurs projets concertés. Ce partenariat a permis, entre autres, l’embauche de stagiaires qui ont initié la population à l’informatique et qui ont conçu des documents thématiques à l’intention des bénévoles qui oeuvrent dans les centres.

De plus, le comité et la SADC ont réalisé plusieurs projets afin de promouvoir les CACI auprès de la population et afin de recruter de nouveaux bénévoles : production et diffusion de vignettes publicitaires à la radio et à la télévision, présence au Salon des aînés de Val-d’Or, distribution de feuillets promotionnels dans toutes les écoles et bibliothèques du territoire, etc.

Depuis l’été 2000, le comité s’est rencontré à une trentaine de reprises. Internet a favorisé les échanges et a fait gagner du temps, en éliminant des déplacements. Toutefois, on souligne que les rencontres et les contacts humains constituent toujours un moyen privilégié pour favoriser la concertation et la mobilisation. Les TIC sont des outils qui viennent appuyer ces actions en les rendant plus efficaces.

Quelques autres exemples de projets avec les TIC

Les TIC sont mises à contribution de plusieurs manières dans l’accomplissement de la mission des SADC. Ainsi, la SADC de la Vallée-de-l’Or participait en 2001-2002 avec six autres SADC de l’Abitibi-Témiscamingue et de Matagami à la production d’un bulletin d’information appelé Le Veilleur pour Service Canada, un réseau de guichets d’information du gouvernement du Canada. Se retrouvaient dans ce bulletin, de l’information sur des nouvelles politiques, des nouveaux programmes et des nouveaux services offerts par le gouvernement canadien. Ce bulletin, envoyé à l’aide du courrier électronique et du télécopieur, s’adressait aux permanents des SADC, aux entreprises, aux organisations et aux citoyens en général.

En Abitibi-Témiscamingue, les sept SADC ont implanté le Centre des technologies de l’information et des communications avec le mandat de promouvoir le déploiement du lien numérique à large bande passante. La mise en oeuvre de ce projet ouvre la porte à tout un éventail de nouveaux projets.

À la SADC du Kamouraska, on se sert des TIC pour diffuser de l’information aux entreprises à l’aide de listes ciblant les entreprises selon leur secteur : agricole, forestier, touristique, etc. Ainsi, la majorité des envois (68 %) sont effectués par télécopieur, 30 % par courrier électronique et 2 % par la poste. De plus, on utilise le numérisateur (scanner) et les imprimantes en couleur pour réaliser, entre autres, les logos et les cartes d’affaires des entreprises.

Vers 1996, la SADC du Kamouraska s’est branchée à Internet. À cette époque, le taux de branchement à Internet était relativement faible et peu d’institutions et d’entreprises de la région possédaient un site. Le défi consistait alors à convaincre le milieu de l’importance de ce nouveau mode de communication. À la SADC du Kamouraska, les premières interventions visaient principalement à sensibiliser les gens au potentiel d’Internet.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que la MRC a mandaté la SADC, en 1996, pour réaliser un site Internet présentant Kamouraska et pour en mettre à jour le contenu. Le site s’adresse principalement à des personnes vivant à l’extérieur de la région, même s’il peut aussi s’avérer intéressant pour celles de la communauté. Encore aujourd’hui, l’objectif principal demeure la promotion du caractère touristique de Kamouraska. Au fil des ans, la SADC a embauché plus de 25 jeunes de la région pour faire la mise à jour et le graphisme du site. Enfin, on projette pour l’été 2002 d’inclure sur le site une section d’information sur les intervenants touristiques de la région (auberges, campings, musées, centres d’interprétation, etc.)

Le Réseau des SADC et les nouvelles technologies :Un réseau virtuel en appui au réseau humain

Les Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) se sont regroupées au sein du Réseau des SADC du Québec, en 1995, afin de
mettre en commun leurs pratiques et leur expertise. Les 65 membres de ce regroupement, composé de 55 SADC et de dix Centres d’aide aux entreprises (CAE), desservent l’ensemble du territoire québécois à l’exception des communautés urbaines. Ces organismes oeuvrent principalement au développement des régions, tant au plan économique que social.

Organisme à but non lucratif, le Réseau des SADC du Québec est géré par un conseil d’administration composé de gens du milieu représentant les différentes régions. Professionnels, gens d’affaires, intervenants engagés dans leur milieu, ils apportent à l’organisme des points de vue variés. Le conseil d’administration est appuyé par le comité des permanents, qui lui propose des interventions.

Le Réseau des SADC est formé de gens compétents qui font constamment
circuler l’information via CIRIL, leur système de communication intranet. Quand une SADC ou un CAE est interpellé, c’est donc 65 organisations qui le sont! Si un membre se retrouve devant un problème, il consulte ses pairs et la solution ne tarde pas à venir. C’est ça le Réseau!

Formidables, ces échanges virtuels, mais quoi de plus profitable que de véritables rencontres! Afin de favoriser davantage les échanges, divers événements annuels sont organisés par l’équipe du Réseau. Le Congrès
du Réseau des SADC réunit en juin les administrateurs bénévoles et les
directeurs généraux pour discuter des orientations futures. La semi-annuelle rassemble, quant à elle, les professionnels des 65 organisations pour trois jours de formation au cours de l’automne.

Cet événement s’inscrit dans le cadre du programme de formation continue
du Réseau des SADC. Au mois de décembre, c’est au tour des présidents
des SADC et des CAE de se rencontrer afin de discuter des derniers développements sur différents sujets d’intérêts. Au besoin, des rencontres sont également organisées pour parfaire la formation ou pour prendre des décisions.

L’accès aux nouvelles technologies de l’information et des communications pour les collectivités hors des grands centres est un enjeu majeur : briser l’isolement ou creuser le fossé! Le Réseau des SADC a réalisé depuis longtemps l’importance de relever ce défi puisqu’il se situe au coeur même des préoccupations des organismes de développement régional et local. D’ailleurs, pour développer une culture des communications efficaces et fonctionner en réseau tout en occupant un territoire aussi vaste que celui des régions du Québec, les SADC et les CAE ont dû apprivoiser les nouvelles technologies de l’information, et surtout, se donner les moyens pour les mettre au service des collectivités.

Aujourd’hui, le Réseau possède une culture organisationnelle dotée d’une
infrastructure technologique adaptée et parfaitement maîtrisée par ses membres.

Le Réseau a été le principal partenaire d’Industrie Canada pour le déploiement du Programme d’accès communautaire à Internet depuis ses débuts. L’existence des 840 centres d’accès en milieu rural est le résultat direct d’une démarche de sensibilisation et d’accompagnement exécutée par les membres du Réseau des SADC.

Sites Internet

Réseau des SADC au Québec : http://www.reseau-sadc.qc.ca

Répertoire des SADC au Québec : http://ciril.qc.ca/repertoire

SADC du Kamouraska

Site du Kamouraska

Programme d’accès communautaire (PAC) d’Industrie Canada : http://cap.ic.gc.ca

Service Canada : http://www.servicecanada.gc.ca

Article publié par Communautique dans le CommInfo à propos de CIRIL http://www.communautique.qc.ca/kiosque/cominfo4.html#sadc



Ce récit est la version intégrale du témoignage recueilli par Communautique et publié en version imprimée en juin 2002.

Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec, 2002
ISBN 2-9807167-2-3
© Communautique, juin 2002


Société d'aide au développement des collectivitrés (SADC) Vallée-de-l'Or - 16 novembre 2004

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