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La Ruche Vanier

Les TIC : un moyen pour rejoindre de nouvelles personnes

La Ruche Vanier existe depuis 25 ans et travaille au développement communautaire du milieu. Elle a contribué au démarrage de ressources communautaires avec les gens : une maison de jeunes, une maison en alphabétisation, une garderie, etc. Elle continue également de soutenir quelques organismes du milieu dans leur fonctionnement comme le Jardin communautaire La Rosée et la Société Culturelle de Vanier. Depuis 1990-1991, La Ruche offre, à la population à faible revenu de Vanier, des services d’aide alimentaire : épicerie communautaire, cuisines collectives, cours de cuisine, dépannage, etc. L’organisme offre aussi un service d’accueil auprès des personnes immigrantes nouvellement arrivées. De plus, afin de sensibiliser la population à divers aspects de la citoyenneté, La Ruche organise des activités sur des sujets d’actualité, par exemple, des formations sur la tolérance. Grâce à sa crédibilité, acquise au cours des 25 dernières années, l’organisme reçoit du financement de Centraide et du gouvernement du Québec.

Lorsqu’on a proposé à La Ruche Vanier de participer au projet Inforoute - Points d’accès - Initiation de la population, Nicole Demers, la directrice de l’organisme, y a vu une excellente occasion pour La Ruche de rejoindre de nouvelles personnes dans la communauté. Ce projet, géré dans la région de Québec par la CDÉC de Québec , permet à La Ruche d’offrir gratuitement à la population des ateliers d’initiation à Internet.

Avec cette activité, l’organisme a effectivement accueilli dans ses locaux une tranche de la population vaniéroise qui fréquentait peu l’organisme auparavant. Plus de la moitié des participantes et participants aux ateliers d’initiation offerts à La Ruche sont des jeunes retraités ou des personnes âgées, alors que les adultes ayant entre 20 et 45 ans et leur famille forment la majorité des personnes qui bénéficient des autres activités et services de l’organisme.

Internet, un besoin pour la population de Vanier et pour le personnel de La Ruche

Offrir des ateliers d’initiation à Internet constitue un moyen pour La Ruche Vanier de réaliser un de ses objectifs : répondre aux besoins de la communauté. Les listes d’attente pour les ateliers à Internet démontrent l’ampleur de ce besoin dans la population. L’objectif au début consistait à combler les plages horaires des ateliers. Afin d’atteindre cet objectif, les animatrices et animateurs des points d’accès du projet Inforoute dans la région de Québec ont fait la promotion des ateliers de plusieurs manières. Ils ont distribué des dépliants et des affiches dans plusieurs lieux : fête populaire, organismes, bibliothèques, salons de coiffure,... Des publicités ont été insérées dans le journal local L’Actuel et dans des feuillets paroissiaux. Le bouche à oreille a ensuite fait son oeuvre. Les gens se sont rapidement inscrits aux ateliers de trois heures chacun, offerts du mardi au jeudi en avant-midi et en après-midi. Une telle popularité n’avait pas été prévue. On n’avait donc pas pensé inscrire les participantes et participants à plusieurs ateliers à la fois. Les personnes désirant poursuivre leur apprentissage doivent attendre plus d’un mois pour participer à un deuxième atelier. Pour plusieurs, ces ateliers sont leur premier contact avec l’informatique et un seul de ces ateliers ne leur permet pas d’assimiler toutes les notions nécessaires à la navigation sur Internet.

À la Ruche Vanier, les ressources ne suffisent pas pour répondre à la demande en formation aux TIC. On a même constitué une liste avec les noms des personnes disposées à venir sur appel aux ateliers en cas de désistement. (Plusieurs participantes et participants habitent assez près pour marcher jusqu’à l’organisme.)

Depuis que les ordinateurs sont connectés en réseau (avril 2002), le personnel a aussi accès à Internet dans ses bureaux. Ce besoin se faisait de plus en plus sentir à La Ruche Vanier. « On n’a plus le choix d’utiliser Internet, explique Nicole Demers. C’est devenu indispensable qu’on soit un organisme communautaire, un commerce ou un citoyen. La majorité des organismes avec qui nous avons des liens à Vanier utilisent Internet. Nous faisons partie de plusieurs tables, comités et conseils d’administration, où la plupart des gens s’envoient les ordres du jour et les procès verbaux par courriel. On nous demandait souvent notre adresse de courrier électronique. »

L’expérience d’un animateur

La travail d’animatrice ou d’animateur dans un point d’accès en est vraiment un de vulgarisation des notions et d’adaptation constante à une grande variété de personnes, aux connaissances et aux besoins différents.

Le point d’accès à La Ruche Vanier comprend deux ordinateurs. Les ateliers se donnent à deux personnes à la fois, ce qui permet à l’animateur de les personnaliser. On y retrouve divers types de participantes et de participants aux besoins variés. Par exemple, les jeunes préretraités ne sont généralement pas défavorisés : plusieurs viennent tout juste d’acheter un ordinateur et ils veulent apprendre à s’en servir. Certains d’entre eux possèdent déjà des connaissances informatiques ou savent dactylographier, un atout pour l’utilisation du clavier de l’ordinateur.

Les participantes et les participants en alphabétisation éprouvent des difficultés à lire et à écrire, qui s’ajoutent à celles d’utiliser l’ordinateur. Lors des ateliers, ces personnes ne disent pas toujours, par gêne, qu’elles ont des difficultés particulières. Elle ont alors tendance à laisser la place à l’autre participante ou participant, qui lit et écrit facilement et qui est, par conséquent, plus rapide à l’ordinateur. L’animateur doit donc apprendre à détecter cette situation et à s’ajuster.

Pour apprendre à naviguer, une formation de trois heures ne suffit pas aux personnes qui n’ont jamais eu l’occasion d’utiliser l’ordinateur. Afin de mettre à l’aise les participantes et participants avec cet inconnu qu’est l’ordinateur, l’animateur explique brièvement les fonctions de l’ordinateur et de ses périphériques, le moniteur, le clavier et la souris. Il faut ensuite passer un certain temps sur l’utilisation du clavier et de la souris, dont la maîtrise est essentielle pour communiquer avec l’ordinateur. S’ajoutent quelques notions sur Windows et les trois heures sont déjà écoulées. Ce n’est qu’au deuxième atelier que l’animateur amène ces personnes sur Internet.

Certains trucs fonctionnent particulièrement bien avec les participantes et les participants. Pour expliquer la navigation sur Internet, l’animateur compare un site Internet à une revue. Dans une revue, on retrouve plusieurs pages et une table des matières qui nous indique à quelle page se trouve le sujet qui nous intéresse. Un site Internet peut aussi comporter de nombreuses pages et les hyperliens, telle une table des matières, nous permettent de trouver l’information désirée.



Ce récit est la version intégrale du témoignage recueilli par Communautique et publié en version imprimée en juin 2002.

Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec, 2002
ISBN 2-9807167-2-3
© Communautique, juin 2002


La Ruche Vanier - 17 novembre 2004

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