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Posté le 2005-11-03 à 10:50:44
Dernière édition le 2005-11-08 à 14:54:01 par lia-communautique, édité 1 fois.
Le terme gouvernement en ligne a été choisi pour indiquer la volonté d'accélérer le déploiement de l'information et des services offerts par voie électronique. Le gouvernement du Québec souligne ainsi que les efforts déployés, même pour la révision des processus administratifs, ont pour principal objectif l'amélioration et la simplification de la relation entre l'État et les citoyens.
On parle d'une relation directe entre l'État et le citoyen. Pourtant le développement des services du gouvernement en ligne me fait penser à un éloignement plutôt qu'à un rapprochement entre le gouvernement et le citoyen. « La simplification de la relation entre l'État et les citoyens » se traduira t-elle par une déshumanisation des services offerts au public par le gouvernement?
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Posté le 2005-11-09 à 14:36:28
Je pense que oui, jusqu'un tel point. Il me semble que la relation entre l'État et le citoyen telle qu'on la retrouve aujourd'hui est à peine "humaine".... les jeux de cache-cache au téléphone et les longue attentes dans les bureaux pour se faire dire 2 mots. Ceci dit, je suis d'accords que le gouvernement en ligne ne fera qu'amplifier cette tendance, en éliminant de plus en plus ces chaleureux contacts humains.
Mais si on laisse tomber le côté affectif, peut-être que le gouvernement en ligne encouragera une plus grande fréquence de ces contacts??? On augmenterait la quantité au détriment de la (hmm) "qualité"??
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Posté le 2005-11-11 à 11:26:42
Il semble aussi y avoir une méfiance chez les gens quant à l'utilisation de ces services. J'en ai parlé à un homme qui vient à mon CACI chaque jour, qui est très habile avec Internet et avec les ordinateurs (il entre pour faire son travail sur internet et travail un peu comme technicien informatique). Bref, c'est quelqu'un qui n'a pas peur des ordis, ni d'Internet - il fait même des transactions en ligne - mais il m'a dit qu'il ne ferais pas confiance à un gouvernement en ligne. Il a souligné le besoin d'éduquer la population à cet égard si on va l'instaurer. Il a aussi lancé l'idée de fournir, par moyens de subventions, des ordis avec connexion internet aux citoyens qui n'en ont pas.
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Posté le 2005-11-11 à 15:06:21
Visiteur a écrit:
Je pense que oui, jusqu'un tel point. Il me semble que la relation entre l'État et le citoyen telle qu'on la retrouve aujourd'hui est à peine "humaine".... les jeux de cache-cache au téléphone et les longue attentes dans les bureaux pour se faire dire 2 mots. Ceci dit, je suis d'accords que le gouvernement en ligne ne fera qu'amplifier cette tendance, en éliminant de plus en plus ces chaleureux contacts humains.
Mais si on laisse tomber le côté affectif, peut-être que le gouvernement en ligne encouragera une plus grande fréquence de ces contacts??? On augmenterait la quantité au détriment de la (hmm) "qualité"??
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Je ne suis pas sûr que j'aurais utilisé l'adjectif "chaleureux" pour décrire la nature des contacts avec les employés de l'État... Pour ce qui est de la question des rapports humains, je suis plutôt de l'avis d'Audrey (http://espace-associatif.org/forum/base.php?page=forum/msg.php-afm-286-2) et je te conseil d'aller lire son commentaire.
Eric
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Posté le 2005-11-14 à 11:21:17
Visiteur a écrit:
Il semble aussi y avoir une méfiance chez les gens quant à l'utilisation de ces services. J'en ai parlé à un homme qui vient à mon CACI chaque jour, qui est très habile avec Internet et avec les ordinateurs (il entre pour faire son travail sur internet et travail un peu comme technicien informatique). Bref, c'est quelqu'un qui n'a pas peur des ordis, ni d'Internet - il fait même des transactions en ligne - mais il m'a dit qu'il ne ferais pas confiance à un gouvernement en ligne. Il a souligné le besoin d'éduquer la population à cet égard si on va l'instaurer. Il a aussi lancé l'idée de fournir, par moyens de subventions, des ordis avec connexion internet aux citoyens qui n'en ont pas.
Commentaires? |
Ce que Jilbert dit par rapport à ces appréhensions est intéressant: "L'appréhension de cette méthode vient surtout du fait qu'on ne connaît pas la gestion, ni l'éthique de ses processus. Son implantation hâtive et dépéchée est un grand risque face à la démocratie citoyenne. Il serait donc d'une importance de premier ordre d'encadrer un tel projet avec un maximum de transparence"
Par rapport aux subventions pour faciliter l'accès, je pense en effet que c'est nécessaire. Afin de faire confiance à un tel mode de fonctionnement (pour répondre à nos besoins, le gouvernement, nous fera par exemple, remplir des formulaires en ligne), la population doit être familiariser avec l'utilisation d'Internet. Si l'accès et l'alphabétisation numérique ne sont pas facilités, ce ne sera en rien rassurant pour les populations défavorisées de consulter ses services en ligne.
Lia
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Posté le 2005-11-14 à 13:11:32
Visiteur a écrit:
Visiteur a écrit:
Je pense que oui, jusqu'un tel point. Il me semble que la relation entre l'État et le citoyen telle qu'on la retrouve aujourd'hui est à peine "humaine".... les jeux de cache-cache au téléphone et les longue attentes dans les bureaux pour se faire dire 2 mots. Ceci dit, je suis d'accords que le gouvernement en ligne ne fera qu'amplifier cette tendance, en éliminant de plus en plus ces chaleureux contacts humains.
Mais si on laisse tomber le côté affectif, peut-être que le gouvernement en ligne encouragera une plus grande fréquence de ces contacts??? On augmenterait la quantité au détriment de la (hmm) "qualité"??
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Je ne suis pas sûr que j'aurais utilisé l'adjectif "chaleureux" pour décrire la nature des contacts avec les employés de l'État... Pour ce qui est de la question des rapports humains, je suis plutôt de l'avis d'Audrey (http://espace-associatif.org/forum/base.php?page=forum/msg.php-afm-286-2) et je te conseil d'aller lire son commentaire.
Eric |
En effet, je suis d'accords avec toi Eric. C'était avec sarcasme que j'utilisais le mot "chaleureux". J'avoue que c'était pas tellement évident. C'est aussi pourquoi j'ai mis "qualité" entre guillemets...
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Visiteur
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Posté le 2005-11-14 à 14:24:36
Visiteur a écrit:
Visiteur a écrit:
Visiteur a écrit:
Je pense que oui, jusqu'un tel point. Il me semble que la relation entre l'État et le citoyen telle qu'on la retrouve aujourd'hui est à peine "humaine".... les jeux de cache-cache au téléphone et les longue attentes dans les bureaux pour se faire dire 2 mots. Ceci dit, je suis d'accords que le gouvernement en ligne ne fera qu'amplifier cette tendance, en éliminant de plus en plus ces chaleureux contacts humains.
Mais si on laisse tomber le côté affectif, peut-être que le gouvernement en ligne encouragera une plus grande fréquence de ces contacts??? On augmenterait la quantité au détriment de la (hmm) "qualité"??
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Je ne suis pas sûr que j'aurais utilisé l'adjectif "chaleureux" pour décrire la nature des contacts avec les employés de l'État... Pour ce qui est de la question des rapports humains, je suis plutôt de l'avis d'Audrey (http://espace-associatif.org/forum/base.php?page=forum/msg.php-afm-286-2) et je te conseil d'aller lire son commentaire.
Eric |
En effet, je suis d'accords avec toi Eric. C'était avec sarcasme que j'utilisais le mot "chaleureux". J'avoue que c'était pas tellement évident. C'est aussi pourquoi j'ai mis "qualité" entre guillemets... |
Ah! Ok!!! Je comprends ton point, finalement! Je finis tout le temps par comprendre mais des fois il faut m'expliquer longtemps... Donc tu trouves que oui, le gouvernement en ligne va déshumaniser encore plus notre relation avec l'État mais que cela n'est peut-être pas une si mauvaise chose puisque nos contacts seront peut-être moins humains mais plus nombreux, c'est ça?
Moi, j'aimerais que notre démocratie devienne plus participative...
Eric
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Visiteur
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Posté le 2005-11-14 à 15:46:28
Visiteur a écrit:
Visiteur a écrit:
Visiteur a écrit:
Visiteur a écrit:
Je pense que oui, jusqu'un tel point. Il me semble que la relation entre l'État et le citoyen telle qu'on la retrouve aujourd'hui est à peine "humaine".... les jeux de cache-cache au téléphone et les longue attentes dans les bureaux pour se faire dire 2 mots. Ceci dit, je suis d'accords que le gouvernement en ligne ne fera qu'amplifier cette tendance, en éliminant de plus en plus ces chaleureux contacts humains.
Mais si on laisse tomber le côté affectif, peut-être que le gouvernement en ligne encouragera une plus grande fréquence de ces contacts??? On augmenterait la quantité au détriment de la (hmm) "qualité"??
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Je ne suis pas sûr que j'aurais utilisé l'adjectif "chaleureux" pour décrire la nature des contacts avec les employés de l'État... Pour ce qui est de la question des rapports humains, je suis plutôt de l'avis d'Audrey (http://espace-associatif.org/forum/base.php?page=forum/msg.php-afm-286-2) et je te conseil d'aller lire son commentaire.
Eric |
En effet, je suis d'accords avec toi Eric. C'était avec sarcasme que j'utilisais le mot "chaleureux". J'avoue que c'était pas tellement évident. C'est aussi pourquoi j'ai mis "qualité" entre guillemets... |
Ah! Ok!!! Je comprends ton point, finalement! Je finis tout le temps par comprendre mais des fois il faut m'expliquer longtemps... Donc tu trouves que oui, le gouvernement en ligne va déshumaniser encore plus notre relation avec l'État mais que cela n'est peut-être pas une si mauvaise chose puisque nos contacts seront peut-être moins humains mais plus nombreux, c'est ça?
Moi, j'aimerais que notre démocratie devienne plus participative...
Eric |
C'est ça. Au fond, mon point était qu'il faudrait faire valoir la qualité du contact état-citoyen ainsi que la fréquence (ou quantité), et que selon moi, le gouvernement en ligne risque d'augmenter le deuxième au détriment du premier... Mais même là, on peut ecore douter qu'il y ait necéssairement une augmentation de ce contact. Je ne sais pas si, en soi, ce serait une bonne ou mauvaise chose, mais certainement un changement qui se ferait remarquer.
Il est clair qu'une démocratie plus participative est désirable, mais est-ce qu'un gouvernement en ligne en est un ingrédient?
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Visiteur
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Posté le 2005-11-14 à 15:47:43
Dernière édition le 2005-11-14 à 15:48:27 par lia-communautique, édité 1 fois.
Citation:
Ah! Ok!!! Je comprends ton point, finalement! Je finis tout le temps par comprendre mais des fois il faut m'expliquer longtemps... Donc tu trouves que oui, le gouvernement en ligne va déshumaniser encore plus notre relation avec l'État mais que cela n'est peut-être pas une si mauvaise chose puisque nos contacts seront peut-être moins humains mais plus nombreux, c'est ça?
Moi, j'aimerais que notre démocratie devienne plus participative...
Eric |
J'aimerais également que notre démocratie devienne plus participative. Malheureusement, la mise en place du gouvernement en ligne ne pourra pas contribuer à elle seule à son développement. Si seulement on donnait priorité à la mise en place d'un tel mode de fonctionnement, les préoccuations que soulèvent présentement l'utilisation des TIC au sein de l'appareil gouvernemental ne se poserait pas. En effet, la démocratie participative met au centre des décisions le citoyen qui voit à répondre aux besoins communs de la société. Rémédier à l'exclusion dans ce cas devient nécésairement une priorité.
Enfin, je crois que le gouvernement saute des étapes.
Lia
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Visiteur
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Posté le 2005-11-27 à 14:52:44
Pour ma part, la plupart des services ordinaires peuvent bien être en ligne s'ils sont bien faits et facilement accessibles pour tous, ce dont je ne suis pas encore très certaine, et si on garde une version possible en personne. Mais en ce qui concerne les services de santé et services sociaux je ne vois pas du tout que ça se retrouve en ligne, il s'agit d'informations sensibles qui peuvent compromettre la vie de quelqu'un en moins de deux!
Je m'inquiète aussi grandement du fait qu'il n'y a aucun programme de formation pour la population depuis maintenant 2 ans au provincial et au fédéral tout se termine en février alors que les Centres d'accès ont des listes d'attente. J'espère qu'on a prévu une bonne formation pour les fonctionnaires, parce que si on regarde ce qui est arrivé avec les cartes de guichet, les banques ont pas pu faire l'économie de former le monde un par un...
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Mona
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